February 27, 2018
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Réglons la crise des services de garde à l’enfance

Les femmes doivent pouvoir aller travailler en sachant que leurs enfants sont en sécurité et qu’on prend bien soin d’eux. Or, la plupart des familles ont du mal à trouver et à payer les services de garde à l’enfance dont elles ont besoin.

Les services de garde à l’enfance sont une question de justice économique pour les femmes

L’accès à des services de garde de qualité à un prix abordable est une question de justice économique pour les femmes. Il y a plus de femmes que jamais qui ont un emploi rémunéré au Canada, et 70 % des enfants de moins de cinq ans ont des mères qui travaillent à l'extérieur du foyer. Les services de garde à l’enfance permettent aux femmes de décrocher un emploi acceptable, de subvenir aux besoins de leur famille, de mener une carrière et de parfaire leur instruction ou d’acquérir des compétences.

La crise est bien réelle

Actuellement, il n’y a des places en garderie réglementée que pour environ 25 % des enfants canadiens de moins de cinq ans. Le coût de ces places est astronomique. Le Canada compte parmi les pays où le coût des services de garde est le plus élevé. En moyenne, les chefs de famille monoparentale consacrent 32 % de leur revenu aux services de garde – c’est souvent plus qu’ils ne consacrent au logement.

Les parents de très jeunes enfants ou d’enfants ayant des besoins spéciaux et les parents qui vivent dans des communautés nordiques, autochtones ou rurales ont plus de difficulté que les autres à trouver des services de garde. Les options des parents qui travaillent par quarts ou qui ont des heures atypiques sont presque inexistantes. Parce que les femmes racialisées et immigrantes sont plus susceptibles d’être coincées dans des emplois à bas salaire, à temps partiel et précaires, le coût élevé des services de garde et le manque de places en garderie leur laissent encore moins de choix.

Nous pouvons régler la crise des services de garde à l’enfance

Nous pouvons régler cette crise. Le gouvernement fédéral a établi avec les gouvernements provinciaux et territoriaux un nouveau cadre d’apprentissage et de garde des jeunes enfants. Il doit maintenant s’engager à hausser les sommes qu’il consacre à la garde à l’enfance de façon échelonnée jusqu’à ce qu’elles atteignent au moins 1 % du PIB, repère international utilisé par l’OCDE, l’UNICEF et d’autres organismes internationaux.

L’affectation de fonds suffisants aux services de garde est judicieuse du point de vue économique. Nous savons déjà que l’investissement du Québec dans les garderies a été amplement compensé par l’augmentation de ses recettes fiscales découlant du fait qu’un plus grand nombre de parents – et particulièrement des mères – ont pu occuper un emploi rémunéré.

Prenons-nous-y bien

Le gouvernement fédéral doit collaborer avec les provinces et les territoires pour s’assurer que le financement des services de garde à l’enfance serve à bâtir un système assurant à toutes les familles des services de qualité à un prix abordable. Ce système doit donc être :

  • Universel. Toutes les familles doivent avoir accès à des services de garde réglementés.
  • À prix abordable. Cela nécessite que des fonds suffisants soient affectés aux garderies réglementées et que les frais soient plafonnés et réglementés.
  • Public et de qualité. Les grandes garderies à but lucratif ne sont pas ce qu’il nous faut. Il nous faut des garderies publiques réglementées dont le personnel de qualité comprend des éducatrices et éducateurs de la petite enfance qualifiés.
  • Inclusif. Il faut répondre aux divers besoins des enfants qui ont des handicaps physiques ou mentaux et voir à ce que les services soient offerts dans des langues et selon des cultures témoignant des besoins des communautés canadiennes.

Les syndicats du Canada militent depuis longtemps pour des services universels de garde à l’enfance parce qu’ils savent que les femmes doivent pouvoir aller travailler en sachant que leurs enfants sont en sécurité et qu’on prend bien soin d’eux.

Vous connaissez certainement une personne – un parent, une amie, un collègue de travail ou vous-même – qui a de la difficulté à trouver et à payer des services de garde à l’enfance. Pour régler la crise des services de garde à l’enfance, nous devons les rendre universels à un prix abordable. Passons à l’action. Si vous en avez assez d’attendre, ajoutez votre voix à l’appel.

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